Circuit du souvenir

Serre Road Cimetery n° 2

 



 











La nécropole nationale de Serre-Hébuterne contient 834 corps dont 240 en ossuaire, dont les corps de soldats du 243e et 327e Régiment d'infanterie (RI) tués au cours des combats d'Hébuterne en juin 1915 (7 au 13 juin).

A l'intérieur de la nécropole un monument, inauguré en 1925, rend hommage « À la Mémoire des Héros morts pour la France à Hébuterne 10-13 juin 1915 » et un autre, rend hommage « Aux braves du 243e morts pour la Patrie le 10 juin 1915 ».
Le mémorial fut inauguré le 14 juin 1925, soit 10 ans après la "Bataille d'Hébuterne". Il se situe sur la route menant de Mailly-Maillet à Serre-lès-Puisieux, soit approximativement la première ligne de tranchée allemande. Il est l’œuvre de deux anciens combattants, architecte et sculpteur : Maurice Cockenpot et Léon Danchin.

Serre Road Cemetery n° 2

Ce cimetière rassemble les corps des soldats tombés à proximité dont 5 971 Britanniques, 619 Canadiens, 401 Australiens, 73 Néo-Zélandais, 34 Sud-Africains, 28 Terre-neuviens et 13 Allemands. Avec plus de 7 100 tombes cela en fait le plus grand cimetière britannique de la Somme. Construit des 1917 mais pas dans la disposition que nous lui connaissons aujourd’hui, il retombe dans le secteur allemand en Mars 1918 lors de la contre offensive mais  repris Août 1918.
Durant la Seconde guerre mondiale,  2 pilotes de la Royal Air Force (RAF) ont été cachés par le jardinier de la Commonwealth War Grave Commission (CWGC) - Ben Leach. Alors que les allemands visitaient les tombes de leurs compatriotes tués pendant le premier conflit, le jardinier cacha les deux pilotes dans le monument du fond du cimetière.
En dehors du cimetière un mémorial, privé à été érigé à la mémoire du Lieutenant Braithwaite, fils d'un général britannique. Il s'est distingué à Mons et à Gallipoli puis a trouvé la mort tué le 1er jour de la bataille de la Somme.

NB : présence de Wilfried Owen en 1917 dans le secteur (poème : the Sentry)  
Serre road cemetery n°1 

Ce cimetière contient plus de plus de 2 000 tombes. Créé également en 1917 et agrandi après 1918, il rassemble les corps des soldats tombés à proximité dont 2 123 Britanniques, 120 Canadiens, 147 Australiens, 27 Néo-Zélandais, 6 Sud-Africains, 1 Terre-neuvien et 71 français.Le 1er Juillet 1916 les Leeds et Bradford Pals attaquent à Serre.Pour les Britanniques, ce cimetière est très connu car il contient les tombes d’amis tombés ensemble, lorsque les pals bataillon étaient en vogue au début du conflit.  En effet le 1er Juillet 1916 les Leeds et Bradford Pals attaquent à Serre avec, comme pour le reste de l’armée britannique, d’énormes pertes humaines pour ce seul jour. 


Cimetière militaire allemand d'Achiet-le-Petit



Le cimetière militaire allemand d'Achiet-le-Petit a une superficie de 4 075 m2  et contient 1 314 corps de soldats allemands. 


Souvent, le vainqueur donne sa version des faits et le vaincu a une certaine difficulté à se faire voir et entendre. Aussi la visite d'un cimetière allemand est riche d'enseignement.
Après la proclamation de l’armistice de novembre 1918 l’armée allemande doit abandonner aux Alliés non seulement un imposant matériel, mais également plus de 900 000 sépultures de soldats tués.
Beaucoup parmi celles-ci étaient peu ou pas du tout entretenues, sans compter un nombre incalculable de cadavres enfoui dans les tranchées. En dépit des restrictions imposées Traité de Versailles relatives à l’organisation des sépultures de guerre, les Allemands sont néanmoins parvenus à maintenir des cimetières militaires qu’il est toujours possible de visiter.
Les Allemands ont une  perception différente du devoir de mémoire. Le gouvernement subventionne peu les organisations qui se chargent de veiller à l’entretien des cimetières nationaux en terre étrangère. Ce sont des associations privées, humanitaires qui s’en chargent. Si les cimetière alliés sont entretenus par des Jardiniers, des architectes des sculpteurs, des maçons, des peintres, le cimetière allemands le sont tout autant mais par des étudiants, des bénévoles, des conscrits…
Revenons à l’après Guerre, en 1919 Robert Tischler architecte et paysagiste proposera ses services et c’est seulement en 1927 qu’il aura comme mission de définir les règles qui régiront le design (le terme est exact, nous sommes en plein mouvement Bauhaus) et la construction des cimetières allemands. Il établira quelques grands principes
  • sobriété,
  • pas de copie ou d’inspiration alliées,
  • fondre le cimetière dans le paysage local,
  • mise en avant du souvenir et du sacrifice avec mise en scène lugubre ou tragique.
S’ajoute à cela le nerf de la guerre (si je puis dire), Tischler se heurtera au peu de moyens dont il dispose et devra souvent faire avec la main d’oeuvre locale.
Avec des budgets ridicules l’architecte ne pourra décider d’ériger des monuments et  les cimetières sur un modèle uniforme. Il jouera donc sur les principes de base évoqués plus haut  et y ajoutera le principe de fraternité. Peu importe que les sépultures soient en fonte ou en pierres, redressées ou couchées, catholiques ou juives, il convenait seulement qu’elle soit identique en un même lieu.
D’autres particularités primaires retiennent l’attention du visiteur sur ces lieux. Il y a peu de pierre tombale, et les inscriptions sont identiques, sommaires, sans différentiation, décoration ou de fleurs. La aussi les budgets inexistants vont décider de l'aménagement des lieux. L’atmosphère sera austère, lugubre et fera ressortir la tragédie d’une génération sacrifiée. Tel sera le fil conducteur  de l’architecte.
Des problèmes logistiques vont se greffer et souvent le temps va manquer. Ce facteur sera souvent déterminant dans l’usage et le recours aux fosses communes, intégrées sobrement dans le paysage.
Robert Tischler poursuivra son travail après le second conflit et nous lui devons également le cimetière de la Cambe.































Gueudecourt

Le Mémorial de Gueudecourt commémore les actions du Royal Newfoundland Regiment pendant la bataille de Le Transloy, un épisode de la bataille de la Somme. Le monument marque l'endroit où, en Octobre 1916, le Royal Newfoundland Regiment a joué un rôle décisif dans la capture et la détention d’une position forte Allemande. Le site marque aussi le point le plus éloigné de l'avance à partir de la 1ère ligne de départ, en Juillet de toutes les unités britanniques pendant la bataille de la Somme.
Revenons au Royal Newfoundland Regiment de la 88° brigade d'infanterie, 29 Th division. Après avoir été presque complètement décimé dans la première journée de la Bataille de la somme, le Newfoundland Regiment a continué à être engagé au front bien qu’il soit en sous effectif. On parle de 500 pertes sur un effectif de 800 hommes.
En octobre 1916, après avoir reçu des renforts et récupéré des forces à l’arrière, la 88e brigade de la 29e division intégra  provisoirement la 12e Division britannique, qui tenait Gueudecourt. A la nuit tombée, le 10 Octobre, le régiment fut affecté à une section de 450 mètres de la tranchée dans la périphérie nord du village.
Le 10 Octobre le  temps s’est détérioré  rapidement et le champ de bataille, laminé par un implacable bombardement d'artillerie au cours des trois mois précédents, s'est transformé en un véritable bourbier.

L'attaque commença à 14h05 le 12 Octobre 1916. Le régiment avança en ligne avec le 1er Essex Bataillon sur sa gauche. Les hommes se tenaient si près du barrage d'artillerie «roulant» que beaucoup sont tombés sous les éclats de leur propres obus. Par ailleurs, les Allemands contraints par les bombardements de rester à l'abri ont été rapidement engagés dans des combats corps à corps à la pelles, haches. A 14h30 les deux bataillons d'assaut de la 88e Brigade avaient atteint leur objectif initial, 
Attaque, contre attaque, combats violent se succédèrent. Retenons que les terre Neuvien atteignirent leur objectif final à 750 m de leur point de départ malgré un flanc droit entièrement à découvert. 
L'arrivée d'un bataillon pour soulager la 88ème Brigade permit à la Royal Newfoundland Regiment de repartir à l’arrière après 55 heures de combat. 55 h qui se soldaient par  la perte de 239 hommes. Le régiment a été l'une des rares unités sur l'ensemble du quatrième front de l'armée britannique à atteindre et retenir son objectif.
Memorial 
Le mémorial est un des six monuments commémoratifs érigés par le gouvernement de Terre-Neuve après la Première Guerre mondiale. Cinq ont été érigés en France et en Belgique, et le sixième au parc Bowring à St. John, Terre-Neuve, au Canada. Le mémorial est un caribou en bronze, emblème du Royal Newfoundland Regiment, debout au sommet d'un cairn de granit Terre-Neuve. Les monticules sont aussi entourés de plantes indigènes de Terre-Neuve.


 Guillemont


Pause déjeuner à Longueval



 Mametz


Inauguré le 11 juillet 1987, le monument à la 38ème division galloise s'orne d'un dragon rouge, emblème du Pays de Galles. Les ailes en mouvement, il tient dans ses griffes des barbelés en direction du bois de Mametz, rappelant l'acharnement des combats.
Contournant le "saillant de Fricourt" par le sud, la 7ème division britannique s'empara du village le 1er juillet 1916 dans l'après-midi. Mais le nom de Mametz est resté lié au bois qui se situe au nord-est.

Le bois de Mametz fut un lieu de résistance et d’enfer.
Il faudra une semaine de dramatiques combats à la 38ème Division Galloise pour prendre le bois de Mametz entre le 7 et le 12 juillet 1916 .

Il est impossible d’imaginer aujourd’hui, en contemplant cet endroit paisible, le cauchemar qu’ont vécu les Gallois dans le bois de Mametz. Les attaques sur les positions allemandes dans le bois furent lancées les 10 et 11 juillet après l’échec initial de l’attaque du 7 juillet 1916. Les hommes –alliés et ennemis – combattirent au milieu du fracas des obus, du bois brisé et des arbres déracinés. Pour la plupart des soldats Gallois, il s’agissait de leur première expérience de combat. Cette expérience fût d'autant plus tragique que ces jeunes recrues se sont attaquées a des forces Prussiennes expérimentées. 
Pendant cette période, la division perdit plus de 4 000 hommes, dont 1 200 furent tués.  La 38ième division ne sera  pas engagée avant l’année suivante 
Peu après la bataille, le poète Robert Graves, qui servait aux côtés des Royal Welsh Fusiliers (fusiliers royaux gallois), marcha dans le bois de Mametz, parmi les morts des deux camps. Il composa son poème A Dead Boche (Un Boche [Allemand] mort) en s’appuyant sur cette vision de cauchemar qu’offrait le bois de Mametz.









Contalmaiso


 Thiepval

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